Comprendre notre méthode

Droit à l’Info vise à endiguer au plus tôt la diffusion des narratifs de désinformation sur les médias et les réseaux sociaux. 



L’initiative s’appuie sur un dispositif de détection, une procédure de vérification des faits, un protocole d’analyse du risque et des outils de diffusion des alertes.

C’est quoi un narratif de désinformation ?

La désinformation la plus efficace ne repose pas sur le mensonge grossier : elle repose sur la répétition.
Une même affirmation trompeuse, reprise dans des médias différents, par des intervenants différents, consciemment ou non, finit par s’installer dans le débat public comme une évidence. On parle alors de narratif de désinformation. Nous ne prétendons pas vérifier chaque affirmation publiée sur internet. Nous nous intéressons aux dynamiques de diffusion structurée des narratifs de désinformation dans l’espace public.

Les quatre étapes du dispositif

Ce que nous ne prétendons pas détecter

Droit à l’Info détecte les narratifs de désinformation, des ensembles cohérents d’affirmations trompeuses qui se répètent de manière statistiquement significative. Nous ne prétendons pas :

  • Surveiller l’intégralité de l’espace informationnel français en temps réel
  • Qualifier chaque affirmation individuelle publiée sur les réseaux sociaux
  • Etablir l’intentionnalité des acteurs qui diffusent un narratif, sauf lorsque des éléments probants permettent de le documenter

Comité d’experts

Notre comité d’experts est composé de personnes actives dans des disciplines complémentaires. Les expertes et experts ont été sélectionnés pour la qualité de leurs travaux académiques et professionnels dans le champ de la lutte contre la désinformation. Le comité se réunit une fois par mois. Il discute des orientations méthodologiques prises par le projet pour s’assurer qu’elles sont conformes à l’état de l’art de la science.

  • Catherine Bertrand-Ferrandis

    Spécialiste en communication des risques en santé publique. Docteure vétérinaire, diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT), Catherine Bertrand-Ferrandis est fondatrice et dirigeante d’OLYLO. Elle est consultante pour l’Organisation Mondiale de la Santé et d’autres organisations internationales sur la gestion des infodémies et la communication stratégique en santé.

  • Laurent Cordonier

    Spécialiste de la désinformation. Sociologue, docteur en sciences sociales de l’Université de Lausanne (Suisse), Laurent Cordonier est chercheur associé au GEMASS (Groupe d’étude des méthodes de l’analyse sociologique de la Sorbonne) et directeur de la recherche de la Fondation Descartes. Ses travaux portent notamment sur les déterminants socio-cognitifs de l’exposition aux fausses informations.

  • Nataly Botero

    Spécialiste des pratiques discursives de désinformation. Sémiologue, docteur en sciences de langage de l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), Nataly Botero est enseignante-chercheuse en sciences de l’information et de la communication au CARISM (Centre d’analyse et de recherche interdisciplinaires sur les médias) à l’Université Paris-Panthéon-Assas. Ses travaux portent sur la médiatisation des problèmes écologiques en France et l’analyse des discours de désinformation environnementale.

  • Thomas Huchon

    Spécialiste des manipulations de l’information sur le Web. Journaliste d’investigation, Thomas Huchon est auteur, enseignant et réalisateur de documentaires. Ses travaux portent sur les théories du complot, les manipulations d’opinion, la circulation des fake news et l’éducation critique aux médias.