Contre-narratif
Adopter des comportements sains : un levier d’économies, de prévention et d’écologie concrète
Message clé
Les comportements de prévention ne relèvent pas de la morale individuelle, mais de l'accès aux infrastructures qui les rendent possibles. Développer ces conditions, c'est agir pour la santé publique, le climat et le pouvoir d'achat.
Ce qui est bon pour le corps est bon pour la planète – à condition d'être accessible à tous..
Sous messages
- Faciliter l'accès à une alimentation plus saine : réduire le prix et améliorer la disponibilité des produits frais et peu transformés, notamment dans les zones où l'offre alimentaire est dominée par l'ultra-transformé et via les politiques de restauration collective et les dispositifs d'aide alimentaires.
- Rendre la pratique de l'activité sportive plus inclusive : développer des infrastructures sportives gratuites ou peu coûteuses, accessibles aux publics éloignés pour des raisons financières, géographiques, culturelles ou de genre. Intégrer l'activité physique dans le temps scolaire, universitaire et professionnel.
- Créer des incitations vertueuses et ne pas soutenir les produits nocifs : le Nutriscore est un exemple réussi, les interdictions de publicités sur l'alcool et le tabac – ainsi que sur certains produits gras ou sucrés pour les enfants – font consensus[91].
- Accompagner et sécuriser l'essor des mobilités douces : mettre en place des infrastructures continues, sûres et bien éclairées pour la marche et le vélo, adaptées aux différents publics et aux spécificités territoriales.
- Limiter la pollution dans les foyers : il est possible de réduire l'exposition aux polluants domestiques en privilégiant les produits d'entretien et d'hygiène à faibles émissions, y compris faits maison et en limitant le recours aux emballages et plastiques à usage unique.
Chiffres clés
- 54 % des Français placent le prix comme premier critère d'achat alimentaire, devant la composition (43 %) et la provenance (37 %) (Toluna–Harris / France Assos Santé)
- 31 % des adultes en France ne pratiquent pas assez d'activité physique pour atteindre les recommandations de l'OMS (150 min/semaine) (Santé publique France)
- L'inactivité physique coûte ~17 milliards € par an en dépenses de santé (Ministère des Sports)[92]
- 85 % des Français sont favorables à encadrer davantage la publicité pour les produits défavorables à la santé (trop gras, sucrés, salés) (Toluna–Harris / France Assos Santé)
- Les cyclistes réguliers ont un risque de mortalité prématurée réduit de 30 % (Andersen LB et al.)[93]
- En 15 ans, les taux de pollutions intérieures ont fortement baissé, à la suite de l'adoption de normes réglementaires et comportementales (ex : réduction du tabagisme intérieur) (Observatoire de la qualité des environnements intérieurs)[94]
Ce texte a été rédigé par En Plateau. En Plateau est une infrastructure de réactivité médiatique au service de la transition écologique.
Dans un contexte où les séquences médiatiques émergent et se structurent en quelques heures, En Plateau identifie les moments clés du débat public, alerte les acteurs pertinents et les accompagne pour intervenir rapidement dans les médias audiovisuels et sur les réseaux sociaux.