Contre-narratif
Des affects politiques et culturels difficiles à dépasser
Message clé
Faire face à la crise climatique, c'est aussi traverser un deuil écologique collectif. Préparer la population, réduire le déni et transformer l'anxiété en pouvoir d'agir sont des conditions pour éviter le repli et la panique ou le rejet.
La transition écologique est autant une affaire de récits et d'émotions que de techniques et de chiffres.
Sous messages
- Le changement climatique est aussi une crise émotionnelle : il provoque un sentiment de perte diffus, appelé deuil écologique ou solastalgie, qui affecte la perception du futur et la motivation à agir.
- Le déni et l'évitement sont des obstacles majeurs : minimiser les risques ou se réfugier dans l'inaction retarde les adaptations nécessaires et peut mener à des réponses précipitées, voire mal adaptées, en situation de crise.
- Préparer psychologiquement les populations renforce la résilience : éducation au risque, discours de vérité et narration positive de la transition, reconnaissance des émotions permettent d'anticiper les chocs et de réduire les comportements de panique.
- Transformer l'anxiété en pouvoir d'agir : accompagner la peur et l'angoisse par des leviers d'action concrets (gestes du quotidien, engagement collectif, participation aux décisions) augmente l'acceptabilité sociale des mesures d'adaptation et renforce l'engagement citoyen.
- Les cultures locales sont des leviers : traditions, savoir-faire, récits collectifs et attachement aux lieux peuvent être mobilisés pour co-construire des solutions d'adaptation enracinées dans le vécu et l'identité des territoires.
Chiffre clés
- 68 % des Français·es pensent que les conditions de vie deviendront extrêmement pénibles à cause du dérèglement climatique (ADEME)[107]
- 64 % ne croient pas que le changement climatique sera limité à des niveaux raisonnables d'ici 2100 (ADEME)[108]
- Les jeunes (15-17 ans) sont 83 % à craindre les conséquences du changement climatique, contre 52 % au-delà de 69 ans (ADEME)[109]
- 68 % des Français déclarent avoir déjà ressenti de l'éco-anxiété, définie comme une inquiétude forte face aux conséquences du changement climatique. (Ademe)[110]
- Parmi eux, 32 % disent que cette anxiété influence négativement leur vie quotidienne (sommeil, concentration, bien-être).
- 58 % jugent que les pouvoirs publics ne font pas assez pour prendre en compte la dimension psychologique de la crise climatique.
- 61 % considèrent que parler des émotions liées au climat dans l'espace public est important pour favoriser l'action collective.
Rédigé par En Plateau. En Plateau est une infrastructure de réactivité médiatique au service de l'écosystème de la transition écologique.
Dans un contexte où les séquences médiatiques émergent et se structurent en quelques heures, En Plateau permet de réduire le temps de latence entre l'actualité et la prise de parole. À partir d'une veille multi-canale et d'une analyse des dynamiques éditoriales, l'organisation identifie les moments clés du débat public, alerte les acteurs pertinents et les prépare à intervenir rapidement dans les médias audiovisuels.